Un exemple d’archéologie fluviale

Arles-Rhône 3 est un vieux bateau romain (chaland) trouvé dans le Rhône, une grande rivière près d’Arles. Il est très ancien, il date de presque 2 000 ans !
Ce bateau servait à transporter des objets comme :

  • Des jarres de vin 🍷
  • Des jarres d’huile 🫒
  • De la nourriture 🍞
  • Des objets pour construire des maisons 🧱

Voici le bateau tel qu’il est exposé aujourd’hui au Musée départemental Arles antique.

L’épave du chaland Arles-Rhône 3 a été repérée sur la rive droite du Rhône en 2004, par les plongeurs du Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-marines, entre 4 m et 9 m de fond. Seule une petite partie de l’arrière sortait des sédiments (dépôts au fond du fleuve), alors que le reste de ce bateau de 31 mètres de long était profondément enfoui sous le limon (terre au fond du fleuve) et sous les vestiges archéologiques accumulés pendant des siècles dans le fleuve.

A ton avis comment a-t-on fait pour récupérer cette épave du chaland ?
Qu’est-ce qui pouvait être difficile si on compare avec la récupération de vestiges enfouis dans le sol ?

Nous allons voir une vidéo qui nous explique toutes les étapes qu’il a fallu suivre avant de pouvoir exposer le bateau dans le musée.

Quelles sont ces 3 grandes étapes ?

Pour aller plus loin :
Entre 2005 et 2007, les archéologues ont réalisé deux expertises de l’épave et un sondage avant qu’une importante opération de fouille ne soit mise en place, de 2008 à 2010. C’est à cette occasion que l’on a constaté l’importance de la découverte : le chaland étant quasiment intact dans toutes ses parties. Il a alors été décidé de l’extraire de l’eau pour le restaurer et le présenter au public. Les opérations se sont déroulées en 2011, dans le cadre d’un chantier qui aura duré sept mois et mobilisé près d’une cinquantaine de spécialistes.

L’étude des spécialistes a établi qu’il s’agit d’un bateau fluvial à fond plat, daté des années 50 apr. J.-C.

Le chaland a coulé peut-être à la suite d’une crue, alors qu’il était en service. Tout le mobilier de bord (vaisselle, brasero, outils) ainsi que le chargement (27 tonnes de pierres de construction) ont été retrouvés en place. La coque, en remarquable état de conservation, est préservée pratiquement d’un bout à l’autre.

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